La plupart des gens associent les abeilles au miel ou au pollen. Mais d’autres produits apicoles comme le venin d’abeille peuvent être utiles dans le traitement de certaines maladies. L’apipuncture est une médecine alternative qui consiste à traiter des maladies avec des piqûres d’abeilles. Voyons de quoi elle retourne.

Qu’est-ce que l’apipuncture ?

L’apipuncture est un traitement médical spécifique de certaines maladies au moyen de piqûres d’abeilles provoquées.Elle s’inscrit dans une discipline appelée apithérapie qui consiste à traiter des maladies à travers des produits collectés, transformés ou sécrétés par les abeilles: propolis, pollen, miel et gelée royale.

apipuncture
L’apipuncture exploite les propriétés chimico-pharmacologiques du venin de l’abeille. Ce poison, étudié avec des techniques ultramodernes, présente une large gamme de substances enzymatiques et polypeptidiques ayant des actions importantes sur le système neurocirculatoire, le système cardiovasculaire et l’axe hypophyso-surrénal. Il a aussi une action anti-inflammatoire et cardiocinétique élevée.

Comment se pratique l’apipuncture ?

Avant l’invention de la seringue, le venin d’abeille était toujours administré (croyez-le ou non) directement des abeilles. Actuellement, il est toujours administré de la même manière dans certains cas. La personne qui administre le venin d’abeille tient l’abeille vivante (avec une pince à épiler ou un autre petit instrument). Elle place ensuite l’abeille sur la partie du corps à traiter, où l’abeille pique par réflexe. Selon la condition, le traitement peut inclure deux à trois piqûres sur une période de cinq séances ou plus.

Il y a quelques médecins qui utilisent la thérapie au venin d’abeille pour traiter quelques conditions, le plus souvent, l’arthrite. La plupart de ces médecins injectent le venin d’abeille à l’aide d’une seringue, en utilisant du venin d’abeille issu d’abeilles. La culture se fait à travers des boîtes de collecte électrifiées qui stimulent les abeilles à libérer leur venin.

Quelles sont les pathologies traitées par une apipuncture ?

L’apipuncture est indiquée pour :

  • les maladies rhumatismales
  • la polyarthrite
  • la myopathie
  • la cardiopathie réversible
  • la polyarthrite infectieuse non spécifique
  • la spondyloarthrite déformante
  • les maladies du système neurologique périphérique
  • la radiculite lombo-sacrée
  • l’inflammation du nerf sciatique fémoral ou facial
  • la névralgie intercostale
  • la polynévrite
  • les ulcérations
  • les plaies engourdies
  • la sclérose en plaques

L’apipuncture est-elle efficace ?

Il n’y a aucune preuve scientifique véritable que le venin d’abeille est efficace pour l’une des conditions ci-dessus citées.

Les scientifiques ne comprennent pas vraiment comment le venin d’abeille, qui est un mélange complexe de nombreux composés, agit dans le corps humain. Cependant, un certain nombre de composants du venin d’abeille ont été identifiés et étudiés. Ce sont les suivants:

  • la mélittine : La substance la plus répandue dans le venin d’abeille. On suppose qu’elle aide à induire la guérison grâce à ses effets anti-inflammatoires.
  • l’adolapine : elle peut avoir des effets anti-inflammatoires et analgésiques (antidouleur).
  • l’apamine : Cette substance pourrait améliorer la transmission nerveuse.

Il est probable qu’un effet synergique de ces substances se produise. De plus, il est possible que le corps ait une réaction au venin d’abeille qui sera bénéfique dans certaines circonstances.

Comment est née l’apipuncture ?

C’est une thérapie aussi ancienne que le monde. On sait déjà que Charlemagne et Ivan le Terrible l’utilisaient pour soulager les douleurs causées par les crises de goutte dont ils souffraient. Hippocrate et Celsius avant Jésus-Christ et Galien par la suite furent des partisans convaincus de ce traitement.

L’usage médicinal du venin d’abeille remonte apparemment à l’Égypte ancienne et est rapporté dans l’histoire de l’Europe et de l’Asie. Dans les temps plus modernes, l’intérêt pour les effets du venin d’abeille a repris dans les années 1860, avec la publication d’une étude clinique menée en Europe sur son effet dans les rhumatismes. Depuis lors, l’intérêt pour le traitement au venin d’abeille n’a cessé de croître.

Quels sont les risques liés ?

Le plus grand risque lié au traitement au venin d’abeille est le risque de réaction allergique, y compris un choc anaphylactique, qui peut provoquer l’arrêt de la respiration. S’il n’est pas traité immédiatement, le choc anaphylactique peut entraîner la mort.