Les hommes rencontrent rarement des problèmes sexuels autres que le trouble de l’érection et les problèmes d’éjaculation. Mais avec l’invention du Viagra et des médicaments analogues, les pannes d’érection sont beaucoup moins fréquentes et plus faciles à traiter. En revanche, les troubles éjaculatoires constituent toujours une problématique commune chez les hommes, puisque 50% des France déclarent avoir été déjà confrontés à ce problème. Or, à l’instar du trouble de l’érection, les problèmes éjaculatoires créent souvent un sentiment de honte et d’embarras chez les hommes aux prises avec ces difficultés. Voici quelques causes qui entraînent ce problème typique de la gente masculine, ainsi que quelques solutions pour traiter le trouble.

Les différents problèmes d’éjaculation

Les problèmes éjaculatoires ne sont pas liés à une seule cause, ce qui fait que leur manifestation varie d’un homme à l’autre. Il existe ainsi quatre formes typiques des troubles éjaculatoires :

Éjaculation précoce

L’éjaculation précoce est la difficulté ou l’incapacité de l’homme à exercer un contrôle volontaire sur l’éjaculation. Les spécialistes la considèrent comme le trouble sexuel masculin le plus courant, affectant 25% à 30% des hommes. Une hypothèse génétique émerge de plus en plus pour l’éjaculation précoce «à vie». L’anxiété est également un élément important dans la genèse de l’éjaculation précoce primaire. En ce qui concerne l’éjaculation précoce «acquise», les facteurs de risque à rechercher sont l’inflammation de la prostate, les troubles hormonaux thyroïdiens, le stress, les conflits familiaux ou professionnels et la perte d’estime de soi.

Éjaculation retardée

L’éjaculation retardée est une condition dans laquelle une stimulation prolongée est nécessaire pour obtenir une éjaculation avec un pénis en érection. Parfois, elle peut être associée à une anorgasmie. Les causes peuvent être d’ordre psychologique ou organique. Il peut s’agir de lésion vertébrale incomplète, de lésion iatrogène de l’innervation du pénis, ou d’utilisation d’antidépresseurs ou d’antipsychotiques. Selon certaines estimations, l’éjaculation tardive ou retardée concerne beaucoup moins d’hommes, pour un chiffre aussi peu que 3% de victimes. De plus, il s’agit là d’un des troubles éjaculatoires les moins compris.

Éjaculation rétrograde

L’éjaculation rétrograde est le moins commun des problèmes d’éjaculation (voir cette page https://ma-libido.fr/probleme-ejaculation/ pour plus d’information). Certes, elle est inoffensive et n’interférera pas avec la sensation d’orgasme, mais l’éjaculation rétrograde nécessite un traitement du fait de son impact sur la fertilité.

Ce trouble sexuel, généralement secondaire, se caractérise par une éjaculation dans la vessie. Les causes de l’éjaculation rétrograde peuvent être :

  • neurogènes : traumatisme rachidien, chirurgie anale et colorectale, chirurgie vasculaire abdominale;
  • pharmacologiques : antidépresseurs, antipsychotiques, antihypertenseurs;
  • urologiques : sténoses urétrales, chirurgie endoscopique et prostatique ouverte, incompétence du col vésical.

Anéjaculation

L’anéjaculation est l’absence totale d’éjaculation antérograde normale et rétrograde (dans la vessie). Elle est généralement associée à une sensation orgasmique normale. La cause est généralement organique: dysfonctionnement neurologique (neuropathie diabétique, traumatisme rachidien, chirurgie colorectale, lymphectomie rétropéritonéale), utilisation de médicaments (antidépresseurs, antipsychotiques, antihypertenseurs).

Anorgasmie

Le terme anorgasmie indique l’impossibilité d’atteindre l’orgasme. Elle peut être induite par des substances psychotropes (drogues ou médicaments) ou avoir une origine psychologique. L’anorgasmie ne signifie pas une absence totale de plaisir. Elle se réfère uniquement à l’orgasme.

Comment traiter les problèmes d’éjaculation ?

En théorie, l’approche la plus efficace pour le traitement des troubles éjaculatoires devrait combiner une assistance psychologique et une intervention médicale. De cette manière, l’homme peut rapidement réaliser des expériences sexuelles positives et acquérir un sentiment de confiance en soi. Chez les urologues, on traite généralement l’éjaculation précoce à l’aide de médicaments et crèmes, à utiliser quotidiennement.

Problème médical

Cependant, si le trouble éjaculatoire n’a pas réagi au traitement, il est préférable d’examiner ses causes qui peuvent être chirurgicales ou médicamenteuses. Dans ce cas, il appartient au médecin de préconiser la meilleure voie de traitement adaptée à son patient, sachant que pour les causes chirurgicales, la situation du patient s’améliore souvent dans les mois qui suivent l’intervention.

Enfin, certains cas de troubles éjaculatoires, tels que l’éjaculation tardive, nécessitent l’intervention d’une psycho-sexo-éducation qui sera suivie d’une sexothérapie axée sur le manque de confiance en soi et les problèmes relationnels.